Suite à un décret paru discrètement dimanche et entré en vigueur au 1er janvier, certains manquements des chômeurs dans leur recherche d’emploi seront plus durement sanctionnés, contrairement à des annonces du gouvernement faites en mars 2018.

L’’allocation chômage sera « supprimée » dès le premier manquement (refus à deux reprises de deux offres raisonnables d’emploi par exemple) et non « suspendue », ce qui permettait de conserver ses droits.

Il ne sera plus possible de refuser une offre de Pôle emploi car le salaire est trop faible par rapport à celui de son précédent poste.

Le contrôle dans la recherche de l’emploi se fera via un journal de bord numérique, où le demandeur d’emploi devra renseigner tous les mois les actes qui ont ponctué sa recherche.

Avant ce décret, un chômeur qui ne se rendait pas à un rendez-vous avec son conseiller Pôle emploi pouvait être radié des listes pendant deux mois. Désormais, le chômeur encourt un mois de radiation au premier manquement, deux mois au bout de deux manquements et quatre mois au troisième manquement constaté.