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#G7Biarritz. Lancement des hostilités du contre-sommet. Retour sur la journée du 23 août

Vendredi 23 août. Après une semaine d’installation du camps, d’arrivée des opposants, de rencontres et de discussions, la journée d’hier fut celle du lancement des hostilités.

« Vos profits sont nos cancers »

Tôt dans la journée, plusieurs organisations altermondialistes ont bloqué ce vendredi l’usine Bayer-Monsanto de Peyrehorade (située à quelques dizaines de kilomètres de Biarritz), dans les Landes, pour dénoncer sa production de produits jugés toxiques, à la veille du G7. Des bottes de foin et de la terre ont été déversés devant l’usine du groupe pour y installer un potager. Par ailleurs, des banderoles indiquant notamment « vos profits sont nos cancers » ont été déployés par les militants.

Un nouveau portrait subtilisé

A 10 heures, une poignée de militants d’ANV COP21 se sont introduits dans la mairie d’Irissarry (886 habitants), village du Pays basque intérieur, non loin de Saint-Jean-Pied-de-Port. En quelques minutes, la photo officielle d’Emmanuel Macron était décrochée, pour rejoindre les 127 portraits déjà décrochés des murs de mairies.

FRANCE-G7-SUMMIT

Tentative de blocage

Dans l’après-midi à Urrugne, plusieurs centaines de personnes ont tenté d’accéder à un rond-point menant à l’autoroute A63 qui relie Biarritz à la frontière espagnole. Les forces de l’ordre se sont alors rapidement déployés pour disperser le cortège. Des affrontements ont alors éclaté, jusqu’au camp des opposants.

Les voltigeurs et la BAC ont harcelé le cortège. Une voiture de la BAC a eu son pare-brise arrière brisée et un policier-motard trop aventurier s’est retrouvé quelque peu chahuté.

17 personnes ont été interpellées. Quatre policiers blessés et plus de 23 côté manifestants.

Cette stratégie de la tension menée par les forces de l’ordre pourrait donner lieu à des heurts tôt dans cette nouvelle journée d’actions et de manifestations.

Prison ferme

Côté répression, des opposant ont déjà écopé de mois de prison ferme pour le simple délit de « participation à un groupement en vue de commettre un délit ». Trois Allemands de 18 à 22 ans, soupçonnés d’appartenir à la mouvance d’« ultra-gauche » et interpellés à trois jours du G7 de Biarritz en France, ont été condamnés vendredi à deux et trois mois de prison ferme, avec interdiction du territoire français.

Biarritz au calme dans l’attente des dirigeants

Au calme oui, mais pour combien de temps ?

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