La colère monte…

Le personnel de l’hôpital psychiatrique de Saint-Etienne du Rouvray est en grève depuis le 22 mars. L’intersyndicale dénonce la dégradation des conditions d’accueil et de prise en charge des patients et demande la création de postes, l’ouverture d’une unité spécialisée pour adolescent puisque à l’heure actuelle des jeunes de 14 ans peuvent se retrouver sur un lit de camp dans la même chambre que des adultes. Elle demande aussi l’agrandissement de l’unité accueillant des personnes incarcérées. Le conflit a démarré par une grève reconductible et ils ont multiplié les actions comme par exemple l’occupation des locaux de l’ ARS, l’agence régionale de santé, d’où ils ont été délogés par les CRS. Organisés en intersyndicale, des syndiqués et des-non syndiqués se sont réunis dans le collectif « les blouses noires ».

Devant l’absence de réponse de la part de la direction, de l’ ARS ou du ministère, 7 personnes ont entamé une grève de la faim depuis le 22 mai et ont posé leur tente Quechua à l’entrée du bâtiment administratif agrémenté pour l’occasion de toilettes sèches.Dimanche dernier un comité de soutien a été créé. Un rendez-vous devant l’administration de l’hôpital psychiatrique a lieu en ce moment-même pour la venue Benoît Hamon et pour une assemblée générale extraordinaire.