Hier soir, pendant que le lancement des Terrasses du Jeudi battait son plein, trois personnes se sont introduites sur les toits des halles place Saint-Marc à Rouen. Fumigène en main, ils ont deployé une banderole pour réclamer « Justice pour Aboubakar », ce jeune homme de 22 ans abattu au volant de sa voiture par la police nantaise mardi.

Tandis que la banlieue de Nantes s’embrasait pour la troisième nuit consécutive hier, quelques rassemblements et actions ont eu lieu en France : celle-ci à Rouen, un rassemblement à Rennes et une marche blanche qui a réuni mille personnes à Nantes.

Malheureusement rien ne semble être à la hauteur du crime commis. Et il faut le dire… Cette triste situation confirme le climat idéologique qui accompagne chaque nouveau meurtre commis par la police dans les quartiers :

une tolérance chaque fois élargie concernant les crimes policiers

– la justification de cette « peine de mort » qui ne dit pas son nom en disséquant le passé des victimes

l’indifférence médiatique quand il ne s’agit pas de criminaliser les émeutiers

une primauté absolue de la parole policière vis-à-vis des témoignages d’habitants du quartier présents pendant le meurtre