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#LUBRIZOL. Absences, droit de retrait, évacuations de collèges… La rentrée des classes quatre jours après l’incendie.

Dimanche 18h. La préfecture publie son communiqué attendu par les parents d’élèves quant aux réouvertures des établissements scolaires. Après quelques coups d’éponges et de jets d’eau dans la cours des établissements, maire et préfet estiment suffisantes les mesures et annoncent la réouverture de la totalité des établissements.

« Les écoles ont été nettoyées. C’est ce qu’on nous dit de vous dire. »

Ce matin nous sommes rentrés en contact avec quelques écoles maternelles et primaires. Les absences étaient d’emblée proche des 30% aux premières heures de la matinée. Une assistance périscolaire nous lâche : « Oui les écoles ont été nettoyées, par les dames de service pour l’intérieur et des agents d’entretien pour la cours de récréation. Je précise que c’est ce qu’on nous dit de vous dire. Je n’étais pas là pour voir comment cela a été fait ».

Concernant les absences qui pourraient se prolonger toute la semaine, certains parents d’enfants scolarisées en maternelle se demandent des conséquences avec la loi Blanquer. L’assistante nous répond : « Ça devrait le faire vu la situation, mais dans le doute procurez vous un certificat médical. Les médecins eux seront compréhensifs et feront des certificats sans soucis. »

Un collège évacué

On apprend que le collège Fontenelle vient d’être évacué. Des élèves ont été pris de forts mots de tête et de vomissements. Les parents quittent le travail pour récupérer leurs enfants. Le Conservatoire de Rouen ferme ses portes à 12h30 et ne dispensera pas de cours jusqu’à nouvel ordre.

Des enseignants exercent leur droit de retrait

De nombreux enseignants estiment de leur côté que les conditions ne sont pas réunis pour travailler et que la situation actuelle « un danger grave et imminent pour eux et les élèves ». Certains n’ont pas hésité à exercer leur droit de retrait. C’est le cas au collège Bracque sur les hauts-de-Rouen, ainsi qu’au au collège Fernand Léger au Petit-Quevilly.

Dans une lettre signée par 26 d’entre eux, ils expliquent : « cette décision s’appuie sur des éléments factuels : les filtres des ventilations n’ont pas été changés, contrairement aux demandes, des traces noires dans certaines salles de cours, pas de personnel de santé présent à l’ouverture ».

 

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