Une centaine de personnes ont manifesté en fin d’après-midi depuis l’Hôtel de Ville pour aller rejoindre un ancien couvent vide à quelques centaines de mètres de là. Requisitionné afin d’y accueillir les habitants de la Garenne (18 rue du Hameau des Brouettes) qui risquent chaque jour de se retrouver à la rue, ce nouveau lieu a été expulsé dans l’heure par la police après que celle-ci ait chargé les soutiens rassemblés devant l’entrée.

Expulsables à tout moment, ils sont plus d’une centaine à avoir trouvé un abri de fortune à la Garenne depuis le 19 mai dernier à Rouen. Le tribunal d’Instance de Rouen a validé la possible intervention des forces de l’ordre pour expulser les lieux ce 13 octobre.

Rapellons que le 1er novembre, soit 15 jours après l’expulsion, c’est le début de la trêve hivernale… Et bien que la ville de Rouen ait mis le Centre Colette Yver à disposition de la Préfecture, celle-ci refuse toujours d’y abriter les familles.
« Nous sommes 180 personnes originaires d’Arménie, du Nigéria, du Congo, Biélorussie, Gana, Koweit, Soudan, Guinée, Mali, Somalie, Côte d’Ivoire, Cameroun, Sénégal…

Appelé.e.s migrant.e.s, exilé.e.s, réfugié.e.s, mineur.e.s isolé.e.s ; à préférer le titre d’êtres humains.

Et en cela demandons le respect de nos droits et de notre dignité. »