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Une seule urgence : ne pas céder à la terreur.

Une seule urgence : ne pas céder à la terreur.

Une étrange folie s’est emparée du gouvernement, des ministres, des bourgeois, de tous les journalistes à la solde du pouvoir, et de tous ceux qui tremblent devant la révolte des gilets jaunes. Chacun s’empresse à imaginer les moyens les plus efficaces et les plus terrifiants. Les manifestations sont interdites, l’armée est appelée à la rescousse, le gouverneur militaire n’exclut pas d’ouvrir le feu si c’est nécessaire. Des commerçants ou des auditeurs le réclame publiquement à la suite de Ferry il y a déjà quelques temps déjà. Des journalistes demandent qu’on jette les leader en prison. Certains conseillent même d’ouvrir des stades pour y parquer les gilets jaunes comme ce fut les cas le 17 octobre 1961 pour les manifestants algériens.

Nous y voilà. Le pouvoir, et tous ses soutiens, montrent leur face la plus hideuse, prêts à envisager le pire contre ceux qui s’appellent eux-mêmes le peuple. Dans le plus grand des calmes. Renouant ainsi avec les heures les plus sombres et les plus sanglantes de la République. Du massacre des ouvriers au massacre des colonisés. C’est une constante. Quand les opprimés la ramènent un peu trop fort, l’Etat sort la grosse artillerie tous en les ayant diaboliser avant : Casseurs ! Assassins ! Terroristes !

À ce point, la situation devient tellement inquiétante qu’elle ne concerne plus seulement les gilets jaunes. Elle exige que tous prennent parti. Les gilets jaunes, les citoyens, les radicaux, les démocrates, les Black Blocs, les pacifistes, ceux qui votent et ceux qui ne votent pas, les bac + 5 comme les bac – 2, ceux qui croient encore à la république et les anarchistes, les intellectuels, les prolétaires, les élus et les casseurs.

Céder à la peur et ne pas réagir à la multiplication des mesures exceptionnelles et à l’ambiance hallucinante qui s’installe pernicieusement serait une grave erreur. Une funeste erreur. C’est par centaines de milliers qu’il faut descendre dans la rue comme nous avons commencé à le faire ce samedi. Et les jours qui suivront.

Manifestons,
Marchons,
Courons,
Hurlons,
Petitionnons,
Publions,
Dénonçons.

Mais bordel trouvons le moyen de mettre en échec le dernier délire liberticide de Macron.
Par tous les moyens nécessaires.

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