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Épidémie à l’italienne - Chronologie, analyse et « Brigades volontaires d’urgence »

Un nouveau récit chronologique nous vient d’Italie. Celui-ci est parsemé d’analyses et réflexions pertinentes. On apprend aussi la formation de « Brigrades volontaires d’urgence » à Milan (https://www.facebook.com/brigatevolontarieMilano/) qui prennent en charge les besoins fondamentaux pour des plus démunis, les vieux, ou les laissés-pour-compte. « Attaquer le capital passe aussi par prendre soin de la collectivité telle qu’elle existe en ce moment, fournir des services utiles à sa survie, être efficaces et crédibles. ». A lire.

 

11 janvier : première victime en Chine.

23 janvier : deux touristes chinois testés positifs à Rome sont placés en quarantaine.

23 janvier : Wuhan en quarantaine, étendue le lendemain aux villes limitrophes.

30 janvier : l’OMS parle de crise globale (7000 infectés, 170 morts)

03 février : des touristes chinois insultés à Florence. Plus généralement, on commence à ressentir l’effet d’une pandémie qui se transforme en peur avant même d’être réelle. La première réaction est de chercher des coupables, des porteurs de la maladie. Cette fois ce ne sont pas les Juifs ni les hérétiques, mais les Chinois. Crachats, insultes et quelques coups de poings, voire des jets de bouteilles (il n’est pas nécessaire d’être chinois pour être attaqué, il suffit de paraître asiatique). En outre, avec les événements successifs, on commence à entendre divers politiciens de droite faire allusion à la responsabilité chinoise et plus généralement à celle des étrangers dans la diffusion de l’épidémie, évidemment sans l’appui d’aucune donnée réelle. Les épisodes de racisme déclaré ou latent n’ont pas été nombreux, mais suffisamment tout de même pour nous rappeler que si le coronavirus avait été amené par des migrants « pauvres » (africains ou asiatiques), la vague de violence et de xénophobie aurait été bien plus forte, et nous n’aurions pas été préparés pour l’affronter.

21 février : premier cas à Codogno. Un retournement presque comique : de Wuhan à Codogno, une petite ville inconnue, perdue au milieu de nulle part en Lombardie, entre Piacenza et Crema. Nous continuons à sortir, boire des coups, fréquenter des gens. Wuhan est très éloignée, mais Codogno paraît aussi distante. On lit le journal et on ne s’imagine pas ce qui va suivre. Personne ne sait encore comment fonctionne ce Coronavirus. La ville de Wuhan est pourtant en quarantaine depuis le 23 janvier. Le globe a beau être mondialisé et interconnecté, notre capacité à recevoir les informations, à les interpréter et à agir en conséquence semble quasi nulle. Le coronavirus en Chine relevait pour nous du spectacle télévisuel, tourné sur une autre planète. Tandis que nous regardons s’agiter, plus fascinés qu’épouvantés, ces villages de la basse plaine du Pô dont nous n’avons jamais entendu parler, nous nous sentons encore bien protégés de ce qui pour l’instant existe seulement sur les écrans de télévision et les titres des journaux. Dans nos milieux circule le plus souvent un certain scepticisme, le plaisir de s’amuser d’une apocalypse à bon marché, l’idée de pouvoir admirer et commenter les contradictions et les hystéries du système sans ébranler notre vie quotidienne.

23 février : recherche de structures pour la quarantaine dans les zones touchées, appel aux hôteliers. A Milan les écoles ferment pour une semaine.

23 février : premier décret du conseil des ministres avec des mesures de prévention : défense de partir ou d’entrer dans les communes touchées par le virus (Vénétie, Lombardie) ; suspension des manifestations, réunions et initiatives de tout type dans les lieux publics ou privés, qu’elles soient à caractère culturel, ludique, sportif ou religieux ; suspension des services éducatifs à l’enfance et des écoles de tout type et tout niveau ; suspension des voyages scolaires en Italie comme à l’étranger ; suspension de l’ouverture au public des musées et des autres institutions et lieux de culture ; suspension des activités de la fonction publique, sauf les services essentiels et d’utilité publique ; fermeture de toutes les activités commerciales, à l’exception de celles d’utilité publique et des services essentiels ; obligation, pour accéder aux services publics essentiels comme pour acheter des biens de première nécessité dans les établissements commerciaux, de respecter des dispositifs de protection individuelle ou d’adopter des mesures de précaution particulières ; suspension des services de transport de marchandises et de personnes, routiers, ferroviaires, et navales dans les eaux intérieures ; suspension de certaines activités de travail dans les entreprises ; suspension totale du travail pour les travailleurs résidents ou domiciliés de fait dans les communes ou dans la zone concernée.

Une certaine hystérie commence alors à se faire sentir. Les gens se jettent sur les supermarchés et les vident. C’est un moment encore suspendu entre l’incrédulité que le virus soit effectivement en train d’arriver jusqu’ici et qu’il puisse avoir un impact dévastateur, et la peur qui se diffuse et conduit à des gestes inconsidérés. Bien qu’il soit sans incidence aucune, le débat interne au microcosme « antagoniste » reflète cette indécision. Il y a ceux qui s’épuisent à nier la violence de l’épidémie et à insister en revanche sur l’adoption de mesures spéciales, et ceux qui invitent à réfléchir sur la nécessité de prendre acte de la gravité de la situation. Au lendemain du décret, les mesures sont étendues à Milan et la majeure partie des établissements (bars et discothèques) doivent fermer après 18 heures.

28 février : après la fermeture des écoles et les premiers chiffres indiquant une augmentation drastique des contaminés, l’économie de Milan commence à accuser le coup. Les gens ne consomment plus assez. Pas assez de repas au restaurant, pas assez d’apéritifs au bar. On n’achète plus. L’économie ne tourne plus. Milan tremble. On permet aux établissements de rouvrir, en recommandant de faire seulement du service à table (ce qui dans la majeure partie des cas ne sera pas respecté). Le maire Francesco Sala se met en scène dans une vidéo avec le hashtag #MilanNeSarrêtePas [#MilanoNonSiFerma] pour inviter tout le monde à consommer à nouveau sans peur. Le premier secrétaire du Parti Démocrate Zingaretti se filme en train de boire une bière au bord du canal à Milan. Quelques jours après, il sera testé positif au virus. La chambre du commerce de Milan invite la population à reprendre le cycle normal de leur vie et de leurs achats, à sortir et à se rendre dans les magasins. Quelques jours plus tard, en Lombardie, résonnent des appels toujours plus désespérés à ne pas sortir pour arrêter la contagion.

Le gouvernement paraît divisé entre la conscience de la gravité de la situation et les pressions économiques à l’ignorer et à repartir au plus vite. De fait, cela concerne aussi tous les citoyens, nous compris. Impréparés, naïfs, incrédules. Des indications contradictoires se succèdent : les institutions politiques demandent de ralentir, celles de l’économie, de continuer.

6 mars : le président de la république Matterella parle au pays : « Nous devons avoir confiance. »

7 mars : les chiffres parlent clairement : l’épidémie explose, en particulier dans le Nord. Étonnamment, le projet de décret qui décide de la fermeture totale de la Lombardie et de 14 autres provinces arrive d’une manière ou d’une autre aux journaux, qui le publient en première page dans la nuit, tandis qu’il est encore en discussion au Conseil des ministres, augmentant encore le chaos.

Dans le détail, les mesures sont celles-ci :

Interdiction de tout déplacement physique de personnes visant à entrer ou à sortir des territoires concernés, sauf pour les déplacements motivés par des besoins attestés liés au travail ou des situations de nécessité (il reste possible de retourner à son domicile ou sa résidence de fait) ; défense absolue de se déplacer hors de chez soi pour les personnes soumises à la mesure de quarantaine ; suspension des événements et des compétitions sportives, fermeture des stations de sport d’hiver ; suspension de toutes les manifestations organisées ; suspension des services éducatifs pour l’enfance ; l’ouverture des lieux de culte est conditionnée à l’adoption de mesures visant à éviter les regroupements de personnes ; fermeture des musées et des autres institutions et lieux de culture ; suspension des procédures d’insolvabilité publique et privée. Les activités de restauration et les bars sont autorisés de 6 à 18h. Les congés ordinaires du personnel sanitaire et technique sont suspendus. Les activités des salles de sports, centres sportifs, piscines, centres de bien-être, stations thermales, sont suspendues.

La panique se diffuse. Le gouvernement s’excuse pour l’erreur de communication, et confirme les mesures restrictives.

On riait et souriait jusqu’il y a peu. Personne n’imaginait que cela arriverait. L’économie devait tourner et l’on parlait encore de « rien de plus » qu’une simple grippe. Tout semblait encore disproportionné, on ne saisissait pas la gravité. On ne prenait toujours pas au sérieux un ami qui disait qu’il resterait enfermé chez lui, en pensant qu’au fond il exagérait. Après une semaine enfermé chez soi, après les morts qui augmentent, les médecins qui tombent malades, les placements en réanimation qui se terminent, on regarde en arrière et on se sent comme des cons irresponsables.

Nous sommes infantilisés, nous dépendons d’informations et de directives externes et nous nous mettons en colère lorsque l’on nous dit ce que nous devons faire. Organiser l’autonomie, imaginer un monde différent, faire la révolution à la lumière de ces événements demande beaucoup plus de sérieux, d’humilité et d’abnégation de notre part. Un élément positif semble émerger de cette crise : la division matérielle entre être individualiste et ne pas l’être. Cette catégorie éthique, politique, semble finalement avoir une incarnation directement perceptible. Avoir négligé la santé publique est une connerie, aller skier à la montagne quand il faudrait se placer en quarantaine pour ne pas diffuser le virus est un comportement de connard, acheter 100 rouleaux de papier toilette (ou de n’importe quel autre produit) pour soi-même et en priver les autres est dégueulasse. Certains se mobilisent au contraire dans le sens opposé, pour tous, pour le collectif. A Milan par exemple certains camarades créent les « Brigades d’urgence » (https://www.facebook.com/brigatevolontarieMilano/) qui rassemblent et coordonnent beaucoup de volontaires (formés et protégés) capables d’aider les personnes en difficulté, qui ont besoin d’informations, de quelqu’un qui fasse les courses ou aille à la pharmacie à leur place. S’occuper de qui est dans le besoin est notre devoir quand les médecins et les infirmières (qui tombent malades) sont soumis à des horaires impossibles dans les hôpitaux de notre région. Attaquer le capital passe aussi par prendre soin de la collectivité telle qu’elle existe en ce moment, fournir des services utiles à sa survie, être efficaces et crédibles.

8 mars : beaucoup de gens accourent dans les gares de Milan, pour chercher à rejoindre leurs villes d’origine. C’est une réaction inconsidérée, qui ne tient pas compte de la possibilité de diffuser ainsi la contamination dans d’autres régions d’Italie. C’est autant le fruit de la communication incohérente du gouvernement que d’une absence d’empathie et d’un individualisme que l’on rencontre dans beaucoup de comportements ces jours-ci.

» C’est la première fois dans notre histoire récente qu’une révolte des prisons s’étend simultanément dans toute l’Italie, et c’est la première fois que les détenus prennent le contrôle de sections entières ou de toute la prison pour un certain temps. »

9 mars : révolte dans 26 prisons italiennes. 12 morts en moins de 2 jours.

C’est la première fois dans notre histoire récente qu’une révolte des prisons s’étend simultanément dans toute l’Italie, et c’est la première fois que les détenus prennent le contrôle de sections entières ou de toute la prison pour un certain temps. La mobilisation la plus importante est à Modène, où les détenus prennent le contrôle de la prison pendant quelques heures. C’est aussi là que le bilan est le plus sanglant : plus de dix morts et jusqu’à ce jour aucune version officielle sur les circonstances de ces décès n’a été fournie.

De toutes les images de cette journée, les plus significatives sont peut-être celles-ci : plusieurs groupes de femmes et de soutiens (mères, épouses et enfants des détenus) se retrouvent devant les portes de quelques institutions pénitentiaires : à Milan, Naples, Rome, Ferrara, Bologne, Rieti, Pescara… Préoccupées par la santé de leurs proches détenus, elles hurlent à pleine voix « faites-les sortir, remise de peine, amnistie ». Des groupes de détenus en rébellion grimpent sur le toit d’une section de San Vittore (la prison de Milan) et déroulent une banderole où est écrit « Liberté » tandis qu’une fumée noire provenant de la section limitrophe monte jusqu’au ciel. Quarante personnes fuient de la prison de Foggia, sous l’œil des caméras de surveillance.

Les prisons italiennes sont déjà structurellement en crise, avec un très fort surpeuplement et un niveau hygiénique et sanitaire à la limite de la décence. En outre, avec l’aggravation de la situation en Italie à cause de l’épidémie de coronavirus, le Gouvernement, au lieu de penser à des mesures qui videraient les prisons (ce qui est demandé ces derniers jours même par des juges et magistrats), prend des mesures absurdes comme la suspension des parloirs (sinon par vidéo ou téléphone), l’interdiction de recevoir des paquets de l’extérieur, et d’autres restrictions à l’entrée et à la sortie.

9 mars : promulgation du décret #JeResteALaMaison. Toute l’Italie est considérée comme une zone rouge. Suspension des activités de vente au détail, exception faites des activités de vente de marchandises alimentaires et de première nécessité. Suspension des activités de service de restauration (parmi lesquelles les bars, les pubs, les restaurants, les glaciers, les pâtisseries). Suspension des activités relatives au service à la personne (parmi lesquelles les coiffeurs, barbiers, esthéticiens). Les services bancaires, financiers, d’assurance et l’activité du secteur de l’agriculture, de l’élevage et de la transformation agro-alimentaire sont garantis. On recommande pour les activités productives que les entreprises fassent appel au maximum au télétravail, incitent à prendre ses congés payés, mettent en place des protocoles de sécurité anti-contagion, assainissent les lieux de travail.

» Nous qui n’avions jamais vécu ni guerre ni famine ni peste, nous nous retrouvons face à une situation historique. »

10 mars : les Schtroumpfs se rassemblent en France malgré le coronavirus. « Mais vous vous rendez compte de ce qui est en train de se passer ? » Ce sont les mots que nous adressions à nos amis éloignés, en France en Allemagne ou aux Etats-Unis. Il est étrange de voir comment, en si peu de temps, nous ressentons une responsabilité. Nous qui n’avions jamais vécu ni guerre ni famine ni peste, nous nous retrouvons face à une situation historique. Face à une catastrophe réelle et non plus écrite ou imaginaire, il devient certain que prendre et appliquer directement les modèles de pensée désormais classiques relatifs à la biopolitique et au contrôle de la population apparaît abstrait, dédaigneux, peu utile pour imaginer une réponse collective à la calamité. Se laver les mains, ne pas créer de rassemblements, rester chez soi, interrompre toute forme de vie quotidienne (pas seulement celle toujours stigmatisée de la métropole) deviennent des gestes de responsabilité, des formes d’empathie minimales pour s’opposer à la contagion. Il est nécessaire de se rendre compte que ces comportements, par-delà toute rhétorique mièvre, peuvent réellement contribuer à nous sauver nous, nos proches et toutes les personnes âgées que nous connaissons, à diminuer la pression sur les hôpitaux publics qui aujourd’hui découvrent dans le drame l’effet réel d’années de coupes budgétaires dans la santé publique. L’urgence du moment implique de ne pas se couper de la situation. D’autre part, il existe réellement un état d’exception, qui comme toujours concerne les exclus, les oubliés, les sacrifiables. La rhétorique de la nation unie face au désastre ne touche pas, par exemple, les prisons et les usines.

Ce n’est pas le moment d’opposer un modèle de pensée « antagoniste » à un autre, dans une course ridicule à qui fournit la meilleure lecture partisane de la situation. Les événements nous dominent, nous l’avons toujours appris. On apprend comment nos propres pensée se remodèlent au gré des événements, on doit se confronter avec un contexte réel. Évidemment les lois spéciales effraient, et la question est de savoir ce qui va demeurer et pour combien de temps quand l’urgence sera passée. Comment seront-elles utilisées, qu’est-ce qui restera en vigueur et ne s’arrêtera pas avec l’effondrement, comme les usines et les prisons.

10 mars : les bourses s’effondrent.

11 mars : le président de l’ordre des médecins de la province de Varese meurt.

13 mars : Boris Johnson : « Habituez-vous à perdre vos proches » ; l’idée du gouvernement britannique semble être de contaminer 60 % des britanniques pour développer l’immunité du troupeau.

13 mars : vague de grèves spontanées en Italie. Les usines, malgré l’urgence, continuent de tourner. Voici un extrait d’un article qui rend compte de l’entrevue entre le gouvernement et la Confindustria (MEDEF italien, ndt) et qui résume bien la situation : « Les entreprises insistent pour un « code d’autoréglementation », moins strict et sans sanctions. Une sorte de décalogue des bonnes pratiques volontaires que les entreprises peuvent au moins respecter, en totale autonomie et sans en discuter avec les représentants des travailleurs. Et sans être contraintes de fermer, même quelques jours, pour effectuer l’assainissement des milieux et se mettre en règle. »

D’autres témoignages des ouvriers : « Un ami est allé au travail jusqu’à hier. Il avait écrit dans un mail à ses responsables de département que la situation au travail ne semblait pas dans la norme. Trop de gens dans l’atelier, aucun masque, cantine ouverte. Son avis a d’abord été ignoré et par la suite, quand c’est devenu trop embarrassant pour la direction, on lui a proposé de travailler individuellement chez lui, sans étendre aux autres cette précaution. Le 15 mars un de ses collègues est entré en réanimation à cause du coronavirus et deux autres ont été testés positifs. Un ami est allé au travail avec le masque et a été obligé par la sécurité et la direction à l’enlever pour éviter des réactions susceptibles de provoquer une panique. A sa demande de mettre tout cela par écrit, on lui a permis de travailler chez lui. »

Le capital et les patrons feront toujours passer le profit, l’argent, avant la vie et la santé des personnes, ce qui a déjà été dit un million de fois mais qui dans cette situation paraît encore plus évident pour tous.

14 mars : arrivée d’aide chinoise en l’Italie : « matériel, experts et les résultats du travail de milliers de médecins ».

15 mars : on compte en Italie 20 601 malades au total, 1 809 victimes, 2 333 guérisons, 1 673 en soins intensifs. L’OMS déclare la pandémie. « Alarmante inaction des gouvernements. »

16 mars : 27 980 contaminés en Italie. En 24 heures il y a eu 2 470 cas en plus. Il y a désormais 2 158 victimes, soit 349 en une journée. 7 000 morts dans le monde. L’UE s’isole et propose la fermeture des frontières extérieures. En Italie, la Sicile est isolée : défense pour les personnes d’entrer et de sortir de l’île. Les bourses connaissent un pic. Le gouvernement adopte un énième décret : « Cura Italia » (Soigner l’Italie, ndt), 25 milliards pour les entreprises et les familles.

Les prisons « au bord de l’effondrement » en Italie : appel des juges de surveillance au ministre Bonafede, la lettre demande de considérer la détention à domicile pour les peines inférieures à 4 ans ainsi que des réductions de peines substantielles, parce que les instituts de la région sont en train d’exploser. Le risque de contamination est très haut et pourrait déclencher de nouvelles révoltes.

16 mars : les USA testent le premier vaccin pour le Covid-19, en utilisant un cobaye humain volontaire.

16 mars : New York ferme ses écoles, bars et restaurants. A Las Vegas, les lumières des casinos s’éteignent.