Dans la rueGilets jaunes

VIDÉO - 14 juillet, la reconquête d’une fête populaire

Depuis quelques semaines au moins, les gilets jaunes visaient la date emblématique du 14 juillet pour signer un retour sur la capitale. C’est donc chose faite. Aux aurores, les premiers gilets jaunes se rassemblaient sur les bas côtés des Champs Elysées surveillés de près par des forces de l’ordre présentes en nombre pour encadrer l’événement, les poignées de macronistes et les touristes venus assister au défilé militaire.

Un président hué et sifflé un 14 juillet

Ballons de baudruche jaunes en mains et sifflets en bouche, les gilets jaunes sont parvenus à se rassembler et se faire entendre malgré une forte pression des forces de l’ordre. Ces dernières, dans l’incapacité de tirer sur le bétail face aux caméras internationales comme elles se sont habituées à le faire, ont du joué de la matraque, de la gazeuse à main et des plaquages au sol pour contenir les récalcitrants. Drouet, Fly Ryder et Rodrigues ont tous les trois été interpellés dans l’arbitraire le plus total. Après une violente intervention sur le bas côtés des Champs-Elysées, une personne a fait l’objet d’un massage cardiaque par les secours, une minute avant le passage de Macron. Ce derniers, une fois en vue, fut abondamment sifflé et hué, révélant à la face du monde son discrédit le plus total.

La reconquête des champs et de la fête populaire

Ce sont en réalité plusieurs centaines si ce n’est milliers de gilets jaunes sans-gilet qui avaient finalement fait le déplacement jusqu’à Paris. Après avoir évacué les bas côtés des Champs et exfiltré le matériel militaire, les forces de l’ordre ont tenté tant bien que mal de disperser la multitude de gilets jaunes gravitant autour de la célèbre avenue. Des nasses simultanées se sont formées des heures durant tandis que des groupes tentaient, depuis l’extérieur, de les faire céder. C’est aux alentours de 15 heures que la journée a atteint son pic d’intensité avec un retour en masse sur les Champs. Les barrières de chantiers jonchaient le sol par centaine et perturbaient la circulation, ainsi que la réouverture officielle du Fouquet’s. Les feux de poubelles et les barricades enflammées nous rappelaient joyeusement des scènes du 24 novembre 2018 et affirmant ainsi que le 14 juillet appartient au peuple.

Temporairement débordées, les compagnies de CRS et de voltigeurs se sont livrées à de nouveaux actes aberrant. Une femme a été touchée à l’oeil pour un tir de LBD. Plusieurs autres blessés sont à déplorer. 175 personnes ont été interpellées avant 17h.