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Pendant la crise le désastre écologique s’accentue

La situation actuelle a fait sortit du radar les nombreux désastres écologiques qui constituaient la normalité dans le monde d’avant. La réapparition d’animaux sauvages là où ils n’avaient pas été observés depuis longtemps ou encore l’amélioration de la pureté de l’air semble en témoigner. Hélas, la réalité est toute autre. On sait que Macron s’était présenté comme le président de la fameuse « transition écologique ». Sans honte, il promettait un acte II du quinquennat fondé sur une « accélération écologique ». En pleine gestion de crise du coronavirus, l’État continue à assumer sans surprise son rôle d’agent actif du désastre écologique en cours à coup de légiférations et d’autorisations.

DÉFORESTATION MASSIVE EN GUYANE

En Guyane, le projet « Montagne d’or » bis a obtenu l’avis favorable du gouvernement il y a quelques jours. Il s’agit d’un projet de mine d’or à ciel ouvert, en pleine forêt tropicale, impliquant l’extraction de 20 millions de m3 de roche. La commission départementale des mines de Guyane a donné un avis largement favorable à ce projet de mine d’or de taille industrielle, « Espérance », co-porté en Guyane par la compagnie minière américaine Newmont. « On a beau dire que le dossier minier ne répond pas à la réglementation minière et au code de l’environnement qui sont des préalables au renouvellement de la concession, la commission a voté en faveur du dossier Espérance », a indiqué l’association Guyane nature environnement, à l’issue de la commission départementale. Si les services de l’Etat encouragent ce projet, les 21 ONG opposées à l’extraction minière indiquent que « la déforestation massive altère gravement la biodiversité, accélère les changements climatiques » et favorise « l’émergence d’espèces vectrices d’épidémies ».

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RECUL SUR LA LEGIFERATION DES EPANDAGES DE PESTICIDE

Sous prétexte que le Covid-19 empêcherait les consultations du public, le gouvernement recule de nouveau en accordant des réductions supplémentaires pour épandre les pesticides à des distances encore plus faibles des habitations que celles pourtant insuffisamment protectrices imposées en décembre. Les agriculteurs pourront épandre des pesticides à cinq ou trois mètres des habitations selon le type de cultures.

 » On est dans une crise qui devrait nous alerter encore plus or la roue tourne et on profite du Covid-19 et du confinement pour dire que la concertation n’est pas possible « , estime une association.

 » C’est la double peine pour les riverains, ils sont confinés chez eux, sans possibilité de se soustraire aux épandages et ils n’ont pas leur mot à dire. Les écoles sont considérées comme zones vulnérables par exemple, mais en ce moment les enfants sont à la maison ».

Bref, pendant la crise le désastre écologique s’accentue et les autorités ont bien l’intention de continuer de l’accompagner et de l’accentuer. Ce n’est pas un virus et les dizaines de milliers de morts qu’il occasionne qui va les en empêcher.

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