Dans le cadre d’un appel national à se réunir suite à la mutilation de Maxime sur la ZAD de NDDL (https://zad.nadir.org/spip.php?article5916#info2018-05-30-20-46), un rassemblement s’est tenu au Théâtre des Arts de Rouen.

En effet, le jeune de 21 ans étudiant en Science Politique à Lille a eu la main arrachée par une grenade de type GLI-F4 lancée par la gendarmerie. Ce tragique événement intervenait dans le cadre de la deuxième vague d’expulsions de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes. Plus de 4000 grenades de ce type ont été lancées sur la zone depuis le 9 avril dernier, provoquant des dizaines de blessés frôlant parfois la mort.

Environ 80 personnes se sont retrouvées près de l’arrêt de TEOR du TDA. Le dispositif policier était, une fois de plus, totalement délirant et disproportionné (envrion 9 fourgons et 2 voitures de la BAC et des policiers en civil). Personne ne semble plus s’en étonner mais restons vigilants face à ce genre de déploiement ultra-scandaleux, qui n’a pour autre objectif que d’envoyer un signal fort envers toute bribe de contestation.

Des prises de paroles, des banderoles, des affiches sérigraphiées et des mains ensanglantées pour rappeler la mutilation de Maxime. Une déambulation s’engage. Le cortège se retrouve rapidement refoulé sur les quais rive droite, la police empêchant toute intrusion dans le centre-ville. Les manifestants termineront leur course sur place de l’hôtel de ville, non sans scander de nombreux slogans à travers la ville et laisser quelques traces de leur passage.

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