« Nous ne voulons pas être dans le giron de l’état »
Fin aout dernier, au sud de l’estuaire de la Loire, entre Nantes et St Nazaire, une ZAD s’implantait sur le site du Carnet. Menacée par un gigantesque projet de zone industrielle à visée « écotechnologique », la zone humide de 390 hectares avait déjà échappée en 1997 à l’installation d’une centrale nucléaire. Comme à l’époque, les zadistes entendent bien renouveler cette victoire qui ne passera selon eux que par l’annulation totale du projet d’aménagement.
Afin de permettre le retours à « l’état de droit » (euphémisme pour signifier l’entrée en action des bulldozers), pouvoirs publics et promoteurs ont avancé leurs pions sur le terrain judiciaire. Désormais expulsable, le survie de l’occupation ne tient plus qu’à la décision de la préfecture de faire appel aux forces de l’ordre.
Au micro de Rouen dans la rue, un habitant du Carnet nous fait le récit de son quotidien de zadiste tout en nous faisant part de ses inquiétudes sur le devenir de cet espace naturel.